Art contemporain
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Simon Hantaï, né en décembre 1922 à Bia en Hongrie et mort le 12 septembre 2008 à Paris, est un peintre français d'origine hongroise.


Biographie[]

Après l'école des Beaux-arts de Budapest, il parcourt l'Italie à pied et s'installe en France en 1948.

André Breton préface sa première exposition à la galerie parisienne L'Étoile scellée (1953)[1] mais dès 1955, il rompt avec le groupe surréaliste car Breton n'a rien voulu entendre à propos du rapport entre l'action painting de Jackson Pollock et la théorie de l'écriture automatique.

En janvier 1957, Simon Hantaï dénie le caractère révolutionnaire et populaire de l'insurrection de Budapest. Pour lui, les insurgés ne sont que des fascistes. En mars de cette même année, il organise une manifestation « néo-fasciste » avec le peintre Georges Mathieu prenant pour prétexte la condamnation par l'Église de Siger de Brabant, adversaire de Thomas d'Aquin (XIIIe siècle). « L'œuvre de Hantaï est bien une œuvre au noir, une opération de magie très noire et quelque peu dangereuse [...] Lorsque les monstres aux chairs en haillons, qu'il possédait ou croyait posséder, se saisirent de lui, il vêtit le ciré noir, chaussa les bottes de surhomme et s'en fut [...] gestualiser en l'honneur de la Sainte-Inquisition. »[2]

Le groupe surréaliste réagit en publiant Coup de semonce : « Le surréalisme ne laissera pas un cléricalisme fasciste se développer sur le plan théorique, à l'abri des divagations de quelques peintres en mal de gigantisme verbal. »[3]

En 1966, Simon Hantaï prend la nationalité française.

En 1982, il représente la France à la Biennale de Venise.

Il est le père des musiciens Pierre Hantaï et Jérôme Hantaï et Marc Hantaï [4].

Son œuvre[]

En 1959, Hantaï invente le pliage : la toile pliée, froissée est imprégnée de couleur puis dépliée. La couleur qui s'est déposée de façon discontinue apparaît en éclats répartis à travers l'espace de la toile faisant jouer sur le même plan les réserves blanches.

À partir de 1960, il décline ses abstractions par séries, elles sont très blanches ou plus colorées, brutes ou fines, flottantes ou géométriques. La première série s'intitule Mariales, de 1960 à 1968, la deuxième, Toiles pour Reverdy, 1969, et la troisième, Les Blancs, en 1973 et 1974. Enfin Les Tabulas, à partir de 1974.

Simon Hantaï : « Le pliage ne procédait de rien. Il fallait simplement se mettre dans l'état de ceux qui n'ont encore rien vu ; se mettre dans la toile. On pouvait remplir la toile pliée sans savoir où était le bord. On ne sait plus alors où cela s'arrête. On pouvait même aller plus loin et peindre les yeux fermés ».

Œuvres[]

  • Le Revenant, 1952, huile sur toile[5]
  • La Jeune mouche D s'envole, 1953
  • Le Narcisse collectif, 1953
  • Mariales, série, de 1960 à 1968
  • Toiles pour Reverdy, série, 1969
  • Les Blancs, série, 1973 et 1974
  • Les Tabulas, série, à partir de 1974.

Bibliographie[]

  • Jean-Paul Clébert « Dictionnaire du surréalisme », Éditions du Seuil, Paris, 1996, page 303
  • Philippe Dagen, « Simon Hantaï », Le Monde, 18 septembre 2008, p. 17 (nécrologie)

Notes et références[]

  1. La préface est reprise dans l'ouvrage de Breton, Le Surréalisme et la peinture, Gallimard, 1965. Clébert, op. cité
  2. Philippe Audouin « Les Surréalistes », Éd. du Seuil, 1973, page 133
  3. José Pierre « Le Surréalisme, même », numéro 5, 1959, page 64 & Clébert, op. cité
  4. français Décès du peintre Simon Hantaï lefigaro.fr, 15 septembre 2008
  5. José Pierre « L'Univers surréaliste », Somogy, 1983, page 258


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