Art contemporain
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Corneille (artiste)
Corneille en 1995.

Naissance {{{date_de_naissance}}}

Corneille, pseudonyme de Guillaume Cornelis van Beverloo[1], né le 4 juillet 1922 à Liège (Belgique), de parents néerlandais, et mort à Auvers-sur-Oise (Val-d'Oise) le 5 septembre 2010[2] est un peintre, graveur, sculpteur et céramiste néerlandais.

Biographie[]

Après avoir suivi les cours de l’École des Beaux-Arts d’Amsterdam, Corneille commence à exposer en 1946, puis découvre le surréalisme. Cofondateur en 1948 avec Karel Appel, Modèle:Lien, Constant Nieuwenhuis, Anton Rooskens et Theo Wolvecamp, du mouvement expérimental Reflex, il est l’un des initiateurs de Cobra avec Karel Appel, Constant Nieuwenhuis, Asger Jorn et Dotremont. À ce groupe se joignent bientôt des poètes, des peintres et des écrivains dont Jacques Doucet, Pierre Alechinsky, Henry Heerup, Reinhoud, Else Alfelt, Carl-Henning Pedersen, Egill Jacobsen, C.O. Hultén, Anders Osterlind, Max Walter Svanberg.

En 1949, Corneille entreprend son premier voyage en Afrique du Nord où il découvre le monde arabe et berbère. Il participe à une première exposition collective à Paris avec Karel Appel et Constant à la Galerie Colette Allendy et à une manifestation Cobra au Stedelijk Museum d’Amsterdam.

En 1953, il s’initie à la gravure à l'eau-forte dans l’atelier de Stanley William Hayter à Paris.

Après avoir évolué vers l’abstraction (paysagisme abstrait) après la dislocation du groupe Cobra en 1951, Corneille revient à la figuration au début des années 1960. Impressionné par la luxuriance de la nature dans certains pays visités (Afrique, Amérique du Sud, Mexique…), il retrouve le vocabulaire expressionniste et passionné de la période Cobra.

Dans ses œuvres ultérieures, empreintes de lyrisme, la femme (qui représenterait la terre dans le langage de l’artiste), l’oiseau (l’élément masculin et l’artiste lui-même), le soleil et le serpent (symboles du sexe féminin et masculin) ainsi que le chat sont omniprésents.

Ses premières céramiques datent de 1954 et ses premières sculptures en bois polychrome de 1992. La même année, il fait un séjour en Afrique pour le tournage d’un film, réalisé par Jos Wassink, qui sera diffusé à l’occasion de l’exposition conçue par Ronald A.R. Kerkhoven : Corneille, le visage Africain, au Museuon (La Haye).

En 1977 sont publiés plusieurs albums photographiques consacrés à ses voyages en Afrique et à sa collection d’art africain. Il établit ses premiers contacts avec le monde asiatique (Chine, Japon, Indonésie).

De 1982 à 1992, il participe à de nombreuses expositions et développe son œuvre graphique entreprise dès 1948. Plusieurs monographies lui sont consacrées.

En 1999, lithographe, il découvre l'aquagravure, et travaille avec les Éditions l'Estampe et leurs ateliers. L'aquagravure est une technique récente entre la sculpture et la lithographie. Ce relief convient bien au trait marqué et aux couleurs vives de Corneille.

En 2001, l'éditeur L'Estampe consacre à Corneille une grande exposition rétrospective, « Corneille, 50 ans d'estampes », traitant des années Cobra aux années 2000. Un livre du même nom est édité à cette occasion par L'Estampe.

Un hommage lui est rendu du 12 avril au 31 août 2008 à Auvers-sur-Oise où quatre lieux exposent ses œuvres : l'église, le château, le musée Daubigny et la galerie d'art contemporain[3].

Corneille a été inhumé le 9 septembre 2010 au cimetière d'Auvers-sur-Oise, près de la tombe de Vincent van Gogh.

Collections publiques[]

Le musée Cobra est un musée d'art contemporain à Amstelveen (Pays-Bas), qui regroupe les œuvres majeures des artistes du mouvement Cobra, dont celles de Corneille.

Estampes[]

Modèle:… Lithographies pour les plaquettes d'invitation aux expositions à la Lefebre Gallery de New York

Expositions[]

Il tient sa première exposition en 1946 à Groningen (Pays-Bas). Une série d'expositions sont organisées par Corneille dans la Lefebre Gallery de New York à partir de 1960.

  • 1976 : « Mythologie de l'image contemporaine », avec Atila Biro, Guillaume Corneille, Maryan S. Maryan, Bernard Rancillac, Hugh Weiss, Centre Régional d'Art Contemporain au Château du Tremblay à Fontenoy
  • 2008 : hommage dans quatre lieux d'exposition d'Auvers-sur-Oise
  • 2011 : « Ode à la Vie », rétrospective de l'œuvre[4], château de Vascœuil, Eure, Normandie (du 2 juillet au 23 octobre)

Prix[]

  • 1956, prix Guggenheim Pays-Bas

Bibliographie[]

  • Jean-Clarence Lambert, Corneille, Le Musée de Poche, Paris, 1960.
  • Berceuses, éd. Albin Michel CIRM/Paris Musées collection livre/laser illustrations de Corneille et berceuses de différents compositeurs contemporain, 1991, (ISBN 222605470-7).

Notes et références[]

Liens externes[]

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