Art contemporain
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Chu Teh-Chun
Chu Teh Chun (capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Naissance {{{date_de_naissance}}}
Nationalité Chinois (RdC) Modèle:Drapeau
Chinois (RPdC) Modèle:Drapeau
Français Modèle:Drapeau
Activité(s) Artiste peintre (peinture à l'huile)
Mouvement artistique peinture chinoise, abstraction lyrique
Récompenses Membre de l'Académie des beaux-arts

Chu Teh-Chun (Modèle:Chinois), né le 24 octobre 1920 à Baitou Zhen dans le xian de Xiao, municipalité de Xunzhou, province de l'Anhui, en Chine, et mort à Paris le 26 mars 2014 (à 93 ans)[1], est un peintre contemporain, installé en France depuis 1955. Peintre de la même génération que Zao Wou Ki, maître de l'abstraction lyrique, ce mouvement pictural laissant libre l'inspiration spontanée, il a tracé son sillon personnel dans le paysagisme abstrait. Il était membre de l'Institut (Académie des beaux-arts) depuis 1997.

Biographie[]

Fils et petit-fils de médecins, lettrés et collectionneurs de calligraphies et de peintures chinoises, il naît le cadet de trois fils[2].

Chu Teh Chun entre en 1935 à l’École des beaux-arts de Hangzhou où il est l'élève de Lin Fengmian (Modèle:Chinois). Il y fait plus de cinq cents aquarelles des paysages du Lac de l'Ouest dans le style traditionnel chinois pendant son temps libre. Il pense s'orienter vers cette peinture, mais l'école de Hanzhou n'ayant pas de section peinture chinoise, il se dirige finalement vers la peinture occidentale[2].

Pendant son service militaire, il rencontre Wu Guanzhong qui devient son ami.

Le 27 juillet 1937, survient la guerre sino-japonaise, provoquant l'exode des universités vers l'ouest de la Chine, atteint en 1939 Kunming dans le Yunnan puis s'établit à Songlinkang dans le Sichuan où professeurs et étudiants arrivent en 1940. En 1941, il est nommé professeur assistant dans sa propre école et professeur titulaire en 1942 à l'université de Nankin repliée près de Chongqing[2].

En 1949, Il s'installe à Taipei, et devient professeur à l’École d’industrie, section architecture, en 1950. En 1951, il y est professeur à l'Université normale nationale où il enseigne la peinture occidentale.

Le 29 mars 1955, Chu Teh-Chun embarque de Taïwan pour l’Europe, en compagnie de sa femme, Tung Chi-Chao, artiste comme lui ; il passe par Hong-Kong, Saïgon, Ceylan, Port Saïd, Le Caire où il découvre l'art égyptien qui le passionne alors ; il débarque le 5 mai 1955 à Marseille et s’installe finalement à Paris[2]. Il peint des paysages de Paris, dessine à l'Académie de la Grande Chaumière, visite le Musée du Louvre, les galeries et les expositions. Un voyage en Espagne lui fait découvrir le Prado et Goya, Tolède et les œuvres du Greco.

En 1956, il découvre de visu l’art abstrait, notamment lors de la rétrospective Nicolas de Staël. De 1956 à 1961, il rencontre ses premiers succès à Paris, et dès 1964, sa réputation se propage à l’étranger à l’occasion d’expositions au Carnegie Museum of Art de Pittsburgh, à Jérusalem, à Athènes et en 1969, à la Biennale de São Paulo. En 1976, il renoue avec la calligraphie qu’il a pratiquée dans sa jeunesse[2].

En 1979, il revoit à Paris son ancien professeur, Lin Fengmian lors d'une exposition au Musée Cernuschi (musée municipal des arts asiatiques de Paris). Il revoit également son ami sculpteur Liu Kaiqu, venu en délégation artistique à Paris. Il renoue alors ses relations avec les artistes de la Chine continentale tels que Wu Guangzhong[2].

En 1983, il siège au jury de l’Université chinoise de Hong Kong. Il fait un voyage à Pékin, où il est invité par l’Union des artistes de Chine. Sa renommée, partie d’Occident, s’étend maintenant à l’Asie. En 1987, le Musée national d’histoire de Taipei, (République de Chine) organise une grande exposition rétrospective, lui permettant ainsi, pour la première fois depuis trente-deux ans qu’il a quitté son pays, de montrer l’ensemble de son œuvre.

En 1991, il s'installe à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, en Île-de-France, où il tiendra également son atelier. Il crée une estampe pour la Roseraie du Val-de-Marne et participe au projet « Les yeux fertiles », dont l'initiative revient à Raoul-Jean Moulin, en hommage au poète Paul Éluard. Ces œuvres entrent alors au MacVal (Musée d'art contemporain du Val-de-Marne), également situé à Vitry-sur-Seine[3].

Chu Teh-Chun est élu le 17 décembre 1997 à l'Académie des beaux arts, dans la section de peinture, au fauteuil de Jacques Despierre[2]. Il en a été le doyen après la mort de Marc Saltet en 2008.

L'Association Française d'Action Artistique organise une exposition rétrospective de ses œuvres, qui sera diffusée de 1997 à 1998, aux Musée des beaux-arts de Pékin, puis de Hong-Kong, de Kaohsiung (à Taïwan) et enfin de Taipei[4].

En 2002, il crée « La symphonie festive » pour l'Opéra de Shanghaï[5], elle est accrochée dans le hall d'entrée de l'Opéra, son inauguration a lieu le 27 août 2003[2].

Entre le 29 mai 2006 et le 11 décembre 2008, il travaille à la Manufacture nationale de Sèvres (de céramiques) où il réalise des céramiques, prenant pour base de la porcelaine chinoise blanche, et y ajoutant du bleu de cobalt, comme les Persans et de l'or dans la tradition européenne. Il s'inspire de la tradition de la dynastie Song pour les motifs. Il nomme la totalité de son œuvre de 56 vases, « De neige, d’or et d’azur ». Celle-ci est exposée dans la rotonde du musée Guimet (musée national des Arts asiatiques), à Paris, du 10 juin au 7 septembre 2009[5],[6].

Du 5 mars au 30 mars 2010, une rétrospective lui est consacrée à l'âge de 90 ans, au Musée national de Chine, à Pékin[7].

En 2013-2014, une exposition lui est consacrée à la Pinacothèque de Paris, affichant quelques dizaines de ses œuvres, ainsi que son portrait réalisé par Yan Pei-Ming en noir et blanc.

Chu Teh-Chun meurt à Paris le 26 mars 2014. La première exposition posthume des huiles de ce peintre sur le thème de ses « Amours océanes », est organisée par son fils cadet, Yvon Chun, d'avril à octobre 2015 à la Fondation Monticelli à Marseille où il vécut[8].

La cote de Chu Teh-Chun[]

L'œuvre de ce peintre atteint désormais des records dans les ventes aux enchères les plus prestigieuses. Son œuvre, « Forêt blanche n°2 » (《白色森林之二》) de 1997, est vendue 60,02 millions de yuans chinois en 2012, lors d'une vente aux enchères à Hong Kong. En avril 2015, une vente est organisée par la maison Besch à Cannes, où une composition Sans titre de 1989 est estimée 120 000 à 170 000 €[8], mais les enchères peuvent monter beaucoup plus haut. Une huile de 1998 s'est vendue 744 000 € chez Sotheby's à Paris, tandis que le record est atteint à Hong Kong pour une huile de 1963, vendue plus de 6 700 000 € chez Christie's en 2013.

Bibliographie[]

  • « Chu Teh-Chun » par Georges Boudaille, dans Cimaise, Modèle:Numéro, Paris, mars-juin 1963.
  • « Chu Teh-Chun » de Hubert Juin, éditions Le Musée de Poche, Paris, 1979.
  • « Chu Teh-Chun » de Gérard Xuriguera, dans Cimaise, Modèle:Numéro, Paris, 1982.
  • « Chu Teh-Chun » de Pierre Cabanne, éditions du Cercle d’Art, Paris, 1993.
  • « Rémanences », revue de création littéraire et artistique, Modèle:Numéro, Dir. : Yvan Mécif, 1994.
  • « Chu Teh-Chun » de Pierre Cabanne, (texte bilingue français/anglais), éditions Flammarion, Paris, 2000.
  • « Chu Teh-Chun », avant-propos par Pierre Restany, (texte bilingue français/anglais), éditions Galerie Enrico Navarra, Paris, 2000.
  • Modèle:Zh Modèle:Chinois, 2004, de Wang He (Modèle:Chinois), éditions 世界知识出版社, Modèle:Isbn
  • Modèle:Zh Modèle:Chinois, de zhūqíng (朱晴), édition Modèle:Chinois, 2007, (ISBN 9787806237151)
  • « De neige, d’or et d’azur : L'œuvre céramique de Chu Teh-Chun », Jean-Paul Desroches, éditions de la Martinière, Paris, 2009.
  • Modèle:Zh « Modèle:Chinois », de Modèle:Chinois, édition Modèle:Chinois, 2009, Modèle:Isbn
  • « Chu Teh-Chun, Les chemins de l'abstraction », éditions Gourcuff / Gradenigo, Paris, 2013, Modèle:Isbn
  • Modèle:Zh Modèle:Chinois, de Zhou Wa (Modèle:Chinois, édition Modèle:Chinois, 1er mars 2012 Modèle:Isbn

Voir aussi[]

notes et références[]

Liens externes[]

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